ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2015

Chemin

Ressac

Silencieux

Des herbes

Sur ses rives,

Pierres

De rien

Sur ses

Revers

Pour seule

Décoration.

Midi

Indifférence

De la chaleur

Aux trois

Tons

Du glas

Qui efface

Une mémoire.

Le reliquaire de l’éclair

Pyramidion,

Triangle isocèle,

Bolduc

En balancelle

Au bout du doigt

Du vieux garçon,

De la vieille demoiselle,

Jabot et mitaines

En dentelle,

Qui au sortir

De la messe,

Au milieu

De la presse

Des fidèles

Endimanchés,

S’en sont

Allés

Honorer

Les autels

Carrelés

Du paradis

De la friandise,

Où trônent

En majesté,

Babas,

Clafoutis

Et autres

Parfaits

Au café.

Entre deux eaux

Le ponton

Avance

Son caillebotis

Sur les eaux

Tranquilles

De l’étang,

Un carrelet

Balance

La gaze

De ses mailles

Et berce

Le sommeil

Lent

D’une nixe

Et d’un pêcheur

Imprudent.

Adret

Bât

De la fournaise

Qui broie

Les flancs

Des passants,

Et corrige

Les impudents

Qui vont

Tête nue

Goûter

A son ardente

Chiourme.

Pelure

Dévoration

Lente

Du temps

Qui étend

Son empire,

Mâchure

Le tendre

Des peaux

Et en gerce

Les appâts.

Ton nom, d’ici là

Je suis

D’un pays

Qui se serre

Entre Sarre

Et confetti,

Entre houle

De houille

Et Lombardie,

Entre suie

Noire

Et sueur

De midi.

Je suis

Un pays.

Généalogie

Le Stromboli

Gronde

Son unisson

Et mêle

Son râle

Aux cieux,

Légataires

De son répons

Fiévreux.

Votre main

L’écarquillement

De vos doigts qui se déploient

Comme un parapluie.

Le renoncement

Ne pas se battre,

Mais se rabattre, élire

Un roi si docile.

Der Wanderer

Ce temps

Incertain

Sur le seuil

Duquel

Je reste,

Une croisée

Des chemins,

La volière

Bruisse

Du souvenir

Perdu

Des oiseaux

Déjà trop

Loin.

De leur

Migration,

Ils reviendront,

Ils me prieront

De prendre

Mon envol,

Il me faudra

Enfin

Les écouter.

Admiration

Jean-Louis Crémieux-Brilhac
Christian-Jacques Demollière
Robert Badinter

In petto

Je scande aux nuages,

Aux silencieux si sages, mes

Dires de passage.

Réglage de l’empennage

Le dernier de la

Portée est sur le tarmac,

Cap à l’ouest. Bon vol !

Foehn

Temps des corps las qui

Comme voiles carguées s’affalent

Au creux des sofas.