ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2015

Der Wanderer

Ce temps

Incertain

Sur le seuil

Duquel

Je reste,

Une croisée

Des chemins,

La volière

Bruisse

Du souvenir

Perdu

Des oiseaux

Déjà trop

Loin.

De leur

Migration,

Ils reviendront,

Ils me prieront

De prendre

Mon envol,

Il me faudra

Enfin

Les écouter.

Admiration

Jean-Louis Crémieux-Brilhac
Christian-Jacques Demollière
Robert Badinter

In petto

Je scande aux nuages,

Aux silencieux si sages, mes

Dires de passage.

Réglage de l’empennage

Le dernier de la

Portée est sur le tarmac,

Cap à l’ouest. Bon vol !

Foehn

Temps des corps las qui

Comme voiles carguées s’affalent

Au creux des sofas.

Carmin

Carroyage des peaux

Imprudentes qui s’immolent au

Soleil de midi.

Point du jour

Le jardin est

Une volière,

Les fleurs pépient,

Une plume abandonnée

Vole mollement

Comme un pétale fané.

La Drôme

Vagues

Violines

De la lavande

Moutonnant

En une houle

Qui enivre

Les champs

Abstinents.

Derrière les persiennes

Touffeur agaçant

Les corps en quête du baume

Souverain de l’eau.

Rouge peau

Au mitan du jour,

Peaux écorchées aux feux

De l’été se consument.