ce que vos yeux vairons

Mois : octobre, 2015

Jardin

En mes

Silencieux

Déserts,

Votre

Echo

Disert

Qui

Crisse,

Joyeux,

Et coule,

En rigoles

De sable

Sous

L’amble

De mes

Pas.

Die Schaukelchaise

Sieghart,

Notre histoire

Trouée

Comme

La lisse

D’une tenture

Tourmentée.

Notre sabir

A rire,

Mais oui,

Mais si,

Le vallon

Austère

Soudain

S’éclaire,

Et la ligne

De crête

Qui

Si

Longtemps

A partagé

Le long

De ses flancs

Les os

De nos

Pères,

Je la

Vois

Noire,

Tu la

Dis

Bleue.

It’s a long way to Tipperary

A poings joints sur le bord de mon île, et la rosée d’avant le matin qui emperle nos cous engoncés, le vôtre sans doute roidi du vent que cisaillent les haubans, le mien encore tiède, et qui se hausse à la première fausse note du Luciole qui s’enroue. Il chante faux, comme Max, mais que cet air m’est doux.

E(Stampe)

Le lent mascaret de l’aube dont la traîne dépose son mince apprêt ivoire sur le noir des joues de la nuit.

Adoption simple

Mon père, suis-je votre enfant ?

Wilno

Les chants de l’aube

Unter dayne vayse shtern

« J’aimais les avions, surtout les avions de cette époque révolue… »

Marcelle

S’adossant au vent et à la rouille qui moisit les garde-fous de la jetée, il attend. Il dresse l’autel de ses offrandes, du pain pour elle, pour lui, du vin. De l’autre côté de la rue, j’attends avec lui. Elles sont nombreuses à croiser sur le front de mer. Seule une pourtant posera sous ses doigts la soie de sa tête. Sa bonne amie. Sa mouette.

« Fauchelevent »

Le hangar stridulait, mais nul ne semblait en prendre conscience, pas même Max, penché comme un légiste sur un carburateur éventré. Elle peina à contenir ses élytres quand elle posa une main furtive sur l’aile à l’entoilage du Caudron.

Les cavales , La Baule

L’étrave

Ecumante

Du poitrail

Des chevaux

Eventre

Les flots

Qui bouillonnent,

Fracassés

Par le

Pilon

En mitraille

Des sabots.

L’armée des ombres

Pour tout bouclier,

Une mince chair de papier,

Son seul limes

A opposer

Aux barbares.

Mathilde.

Chat perché

Tournoiement

Lent

Et mesuré

Des petites

Filles

Qui inscrivent

La couronne

Ample

Et sautillée

De leurs tresses

Entre les jupes

Mouvantes

Des hauts

Marronniers.

A cire perdue

Bronze

Pourrissant

Des coings

Qui gisent

Comme

Flotille

D’épaves

Rouillées

Au pied

Lépreux

Du cognassier.

« Göttingen », Barbara

Les brumes

Bruissent

D’un  silence

Mélancolique.

L’étang, les lacs

La nuit

Crépite

Du cris

Des oies

Qui s’assemblent

En grand

Banc

Sur l’étang.

Demain,

Elles

Se seront

Envolées

Vers

Un hiver

Qui

N’aura

Pas

Répudié

Son été.

Encens

Paschal de l’Estocart

Octonaires de la Vanité du Monde

Et le Monde et la mort entre eux se desguisèrent

Par l’ensemble Clément Janequin

« Adieu, adieu ! my native shore »

L’inexorable

Automne,

Chasuble

Mauve

Comme

Cernes

De poitrinaire,

Entonne,

De sa voix

De rogomme,

D’un été

Aux joues

Hâves

Qui expire,

L’ode

Funèbre.