ce que vos yeux vairons

Mois : mai, 2017

Les soeurs Parker

Armer ses doigts, du

Sang dans les cartouches, tirer,

Le papier s’enrouge.

Le sang des choses

Sous mon pied, un monde

Que la marche n’épargne pas,

Des herbes foulées.

 

 

Les maux

Suis-je un meurtrier,

Ma douleur, si je ne me

Pose la question.

 

 

En mer

Lent mouvement de

La dune, le chant des sables,

Le froid sous la lune.

Son chant

Je suis le champ et

Le paysan mêmement,

Attendre l’oiseau,

Poisson à plumes

J’ouvre mon bréchet,

Je livre mes entrailles, se

Vendre à l’écriée.

Vous de rigueur

Tu es ma tumeur,

Je t’extirpe, et puis. Qu’y mettre,

Qui mettre, à ta place.

Confesse express

Moucharabieh de

Papier entre vous et moi.

Et Dieu dans tout ça.

Le cirque du soleil

Elagué à ras,

Ses rayons premiers limés

Comme des crocs. Râââ.

En mai, fais s’il te plaît

La nuit sans remord,

Pousser les jours par-dessus

Bord. Mutinerie.

Élaguer

Mon écriture grasse,

Je n’ai pas eu assez faim

Pour qu’elle s’acère.

Jour d’été

L’éphéméride

Du soleil sur vos joues, rouille

De ses éphélides.

Et puis

La vie, posée sur

La margelle de mes doigts, et

Si je serre, le puit.

À voler

J’ai ouvert la porte

Au vent et je recule, il

N’en a cure, j’apprends