ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2016

A la criée

Ecrivain
Si vous n’attrapez
A la ligne
Le banc de mes mots
Dans vos filets,
Ecriplein,
Si vous vous repaissez
Des phrases
Que j’ai laissé filer.

Fromveur

Un phare, aiguille de
Pierre, monastère d’une mer dont
Je suis le seul frère.

Oracle

« Qui suis-je ? » demanda
Le roi à son fou « Je suis
Ce que tu n’es pas ».

Siegen

Revoir le partage
De mon sang, mon frère ultra
Rhénan, en mes bras.

Hedda does not want to waltz

Les noces

Les rires entrechoqués, les dents qui s’écrasaient sur le bord des verres, les transpirations que ne contenaient plus qu’avec effort les parfums violents et gras des hommes et des femmes empoignés pour la danse, les soies dessous les bras qui se tachaient au fur et à mesure des pas, Hedda assourdie regardait le tournoiement.
La musique, forte comme un alcool, et les danseurs échevelés. Elle se cramponna à sa cigarette, à ses fumées lentes. Buée de cendres. La longue nappe but le sang de ses pieds. Ses hautes chaussures gisaient sous la table, abandonnées.

Bestiaire

Noé, capitaine
De son arche, une caravelle,
Guppy et gazelle.

Plus le temps deux

Comme le facteur, Dieu
Sonne-t-il toujours deux fois ?
J’ai eu ma chance, alors

J’invoque tous ses saints
Je crains son silence, il n’a
Qu’un coeur et deux bras.

Sortie de piste

Voir ci-dessous

Carteautrésor

AnjaarBOACCordillèreDamascusEireFonckGuynemerHoustonIgnitionJobourgKerguelenLaMériqueNorthernOscarPapaQuirinalRobinSausalitoTOGAUTAValparaisoWilburXhosaYcareZoulou

Boarding

Departure

Arrival

Un don indésang

Ecriture

Private lecteur

J’ai eu des temps heureux, des temps où je me vidais de ma substance pour alimenter ma plume, encore et encore. Vous me lisiez alors. Désormais mes mots en flots taris se perdent dans les sables de l’oubli.

Au masculin du féminin

Trouver le temps de débusquer les sept erreurs

Au plus secret de ma chambre calfeutrée, bégonia à la boutonnière et tasse de nescafé, je songeais à Orlando tout en suçotant une bêtise de Cambrai. Je n’aurais pas du me coucher aussi tard, après les deux épisodes des « Petits Meurtres », mais il m’est difficile de résister au charme du commissaire Swann, et de l’inspecteur Lavardin.