ce que vos yeux vairons

Mois : janvier, 2015

Concile sous un parapluie

Les petites dames,

A l’abri de leur calice,

S’en vont chuchotant.

Lever des couleurs

Scruter la nappe

Blanche du ciel, guetter les ocres,

Les oranges, l’été.

Le pêcher

Un arbre enchâssé

Dans sa nasse de glace, à la

Criée de janvier.

Convoquer le chapitre

Dormir, écrire et

Sortir son âme du noir de

La tourbe des jours.

Un mai de choix

Morsure de l’hiver,

Brûlure de l’été, il  faut

Choisir ses blessures.

Faire comme Faria

Quel air nourrit la

Bougie aux fers sous une cloche ?

Malgré le verre, luire.

Point de suspension

Au silence, donner

Voix, et la gesticulation

Se tait, pose du temps.

Vancouver

Un étendard, une

Bannière qui flotte au vent sur

Mes champs de bataille.

Faim de l’été

Le jour se lève, sa

Peau de chagrin ulcère le bleu

Du ciel, la neige fond.

Choisir

Chaussures fourrées, trop

Petites aux pieds. Plantes nues,

En sang. Sans entrave.

Rétroviseur

Quand d’un mouvement,

Je me retourne sur mes vingt

Ans, le temps s’effile.

Un chat

Il vous circonvient

D’un regard, d’un coup de griffe,

Etablit les règles.

Chat

Le sceau de sa patte

Posé sur votre main vous

Désigne comme sien.

Le chat

Quand il vous adoube,

Ce saigneur de musaraignes,

Son vassal serez.

Housse de peau

Crevures rouges

Des gerçures

Qui béent,

Et couronnent

Mes doigts

De leurs ravines,

Mains mâchées,

Brûlure

Du gel

Qui hache

Les peaux,

Et les sertit

Des perles

Suitant

De la carne

Qu’il équarrit.