ce que vos yeux vairons

Mois : novembre, 2014

Chair à pilon

Douleur

De s’être cru

Cher un jour,

Et n’avoir été

Qu’une doublure,

Un second choix.

Histoire froissée

Comme un papier gras

Que l’on piétine.

Le silence

Confessionnal

Vide.

Y

Mettre

Genoux

A terre

Au moment

De l’inventaire.

La maison aux champs

Son corridor

Se jette

Rectiligne

Dans l’estuaire

Vert

Des herbes

En cheveux,

Négligence

Du jardin

Délaissé.

« L’adieu aux armes »

« Je crois aux forces de l’esprit » François Mitterand

Chap 2

Tenter parfois d’être fidèle à ce que l’on croit être.
S’y cramponner pour ne pas sombrer, et espérer, pour solde de tout compte, se pardonner le tombereau de toutes les autres lâchetés.

Noli me tangere

Sa peau

En colère

Mise en

Abyme,

Se tend

Vers le miroir,

Oeil

De sorcière.

Débâcle

L’hiver,

Avent

Du printemps,

Paravent

De neige,

Va

Cédant,

Au perce-vert

Du brin

D’herbe,

Qui troue

Son caillé

Grège,

Et lentement

S’étire

Au soleil

Naissant.

Hammam

Moiteur qui fige

Les corps et les fond en une

Cire suintante.

A été

Sous le dais ombreux

Du platane, plomb du soleil

Et chapeau de paille

Bibliothèque

Sous le cuir

Usé

Des couvertures

Brasille,

Epaisse,

La lave

Dont

Elle fait

Parfois

Son enfer.