ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2014

Novembre, La Baule

Front de mer désert.

Estivants retirés dans les terres.

Un cavalier, solitaire.

Le grondement des vagues retrouvé,

Et la baie débarrassée.

Nue et claire.

Brasse-brouillon

Coup

De soc

Du crayon

Qui laboure

De noir

Les flancs

Restés

Blancs

De la feuille

De brouillon

Le velours

Bleu-nuit

Du ciel

Eteint

Les derniers

Rayons

De soleil

Rituel

Au crépuscule

Une gnossienne,

Cohen

En préambule

Fireworks

Flamboiement

Des sous-bois

Embrasement

Des ramures

Qui se consument

Email émeraude

Glaçure

De la pluie

Sur le brin

D’herbe

Sous-bois

L’engoulevent

Fend

De la nuit

Le silence

De son cri

Magentarbre

Ocelles violine

Des prunes

Voilées de pruine

Litchi

Ramboutan rasé de près

Lapidaire

Goémons et laminaires

Font coussin de diamantaire

A la pépite dépolie

De verre

Victoronyx

Vigie de l’estran

Solen de poche

Qui hache

La plage

De sa nacre

Chat à la jatte

Brume de lait

Perles d’opale

Posées

Sur sa moustache

La trace de l’anneau

Doigts-abaque

Noueux

Comme

Les grains noirs

D’un chapelet,

Qui pendulent

Du majeur

A l’index

Entre peines tavelées

Et éphélides d’un été,

Conteurs fidèles

Et silencieux

Des temps

D’une vie.

Reliquaire

Doux souvenirs

Sertis

En un vitrail

Où le bleu chartrain

Le dispute

A la grisaille.

Traits aimés

A la mine de plomb

Estompés.

Et votre odeur

Qui sourd

Enivrante

En mon coeur.

Se rêver

Mozart

Et se réveiller,

Désenchanté,

Salieri.