ce que vos yeux vairons

Mois : mars, 2015

Numéro 6

Se voir happé quand

On ne rêve que d’échapper

Au sort intimé.

Jolie geôle

Ma cellule n’a ni

Verrou ni barreau, juste un

Bourreau. Mon jumeau.

Jour de pêche

Vendredi, je lance

Filets, hameçons au large

De ma page blanche.

Sieste

Ivre de nectar,

Un bourdon couche sa rayure

Dans les draps d’un  pré.

Réveil

Au matin, un lys

A sa toilette défroisse la

Soie de ses pétales.

Alchimie

Transmutation des

Métaux, passer des mots aux

Actes, pacte avec soi.

« Petite Anne »

Une petite âme si

Joliment chantée, sur un

Air doux et léger.

Papillon

La Bastille de

L’hiver cède au museau vert

Du premier bourgeon.

Corps de chauffe

Dépiautée comme un

Ecorché, ma Chappée peine,

Et salon-glaçon.

Pense-bête

Commandeur, veuillez

Me hanter si mercredi

Je change d’avis.

Ault

Sur ta coupée de

Craie, Bix au bugle, la nuit

Répand son ruban.

Gens qui rient, gens qui pleurent

Comme ces cartes postales

A effet, j’incline ma vie,

Un tour de passe-passe.

Tourments

Quand sourd de la peine,

De la haine, la trogne hideuse

De la cruauté.

Rébus-rebut

N’avoir été ni

Un ni au présent, juste un

Repentir rouillé.

Radio Conquet

Quand un vent cruel

Ereinte tes abers, tu

T’opposes, indocile.