ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2019

Rien ne vient

Pleureuse, sans cortège, lissant ses cheveux,
Tout est prêt, les poignées de cendre, l’habit de
Corbeau, l’aigu, et les vibrations basses du
Lamento, je coasse, pensant Panthéon, et Malraux,
Un jour d’hiver. Mais rien, j’attends le chaland,
Tristesse, mélancolie, toute la liturgie des violets,
Les mauves crépusculaires, et leur pompe funèbre
Sont aux abonnés absents, ma grande douleur, d’opérette

Éligible à l’élégie

Temps de la suffocation, de la survie, ce jour,
Les oiseaux, haut, sont des cédilles, pendues
Aux basques du ciel, ils tournent, vautours de western,
Ça va mourir, râler dans les coins, je suis chanceuse,
Qu’ai-je à perdre, aujourd’hui, la fraîcheur,
Quelqu’un, en forme d’ami, un humain
Un fantôme, peut-être

Noirci

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Puzzle

Lamento du vieillard, il va disparaître,
Mais, l’enfant sur le point de naître, va vagir
Mêmement. L’un est à envier, l’autre à plaindre

Forêt noire

Deux notes, l’air
Doux d’une flûte à bec, la nuit
De la chouette hulotte

Translation

Cordon de bulles de
Limonade, autour de la
Paille de plastique

Autour de la paille
De plastique, dans la frayère,
Les oeufs de poisson

Galets de verre

Bouteille de bière,
Sur la plage. Revenir
Dans mille ans, confiant

Le bleu est blanc, et noir

Belles-de-jour, merveilles
Irisées, les ailes du
Scarabée. La nuit

Verbe

Je regarde le
Pot, semences de pensée
La fleur, en pensée

États de la matière

Je coupe une tranche de
Pain. Rien ne s’en écoule, eau,
Sel, farine, levure