ce que vos yeux vairons

Mois : janvier, 2018

Remember, remember

Être fidèle, à ce qui ne bouge plus, figé, pris dans la glace du passé, le présent, trop mouvant, le laisser sécher, fleurs de papier, des immortelles, et demain.

Aujourd’hui

Te fêter, ceux qui restent le feront, ta famille s’écoule lentement, les buis ont poussé, se sont poussés pour tes parents, nous les taillons, Agnès, et je sens l’odeur amère de janvier.

Morgen früh

Le jardin, un bassin de glaise, l’eau de pluie monte lentement le long des rosiers, il restait un bouton presque épargné, et le voilà naufragé, à la lutte avec le vent, un pétale cède, les autres suivront dans la nuit, demain, il ne restera que bouillie de crépon, dans la flaque, que plus rien ne remuera.

Vos papiers

Je vis, comme vous, derrière un front.
Je suis là, mes yeux sont autant que mes doigts, leur empreinte digitale, je suis tout ça, et je pousse, à l’ombre d’une cosse.
L’enveloppe que je préfère en moi, la peau de mon prénom.

Le cercle

Que serait-elle sans la forêt, sa houle noire, son cilice de sapins qui lacère sa taille, et entame ses chairs, Baden, qui n’est que par l’écrin de ses bois, dont le lustre arrogant et la lumière sont fils de l’humus, ce paillis sombre auquel le jour s’abandonne, Baden, Baden.

Jeu de massacre

En Bade noire, l’hiver, un trou, et sa lumière, des têtes qui fument aux thermes, Judith et Holopherne, Baden-Baden est de carton, Port Meirion; une femme, un homme dit qu’elle est terne, sa peau est grise, c’est vrai, mais où est la beauté. Elle entre chez DM.

« Tous les matins du monde », Weather Report

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« Tous les matins du monde », les Plombs

Jpeg

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« Tous les matins du monde », constellation

A janvier et son été, plumetis des oiseaux, le ciel s’est posé sur l’eau.

Jpeg

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« Tous les matins du monde », « Les chants de l’aube »

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