ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2015

Au bord du monde

Inlassables,

Les vagues

S’éventrent

Sur la herse

De granite

De la côte.

L’île

Arche

Immobile,

Granite

Inflexible,

Chair

De pierre

Moins

dure

Que certains

Coeurs

Amers,

Fanal

Veillant

Fidèle,

Quand

S’avancent

Mes ténèbres.

Le Guerzido

Les agapanthes

Griffent

Le ciel

Qui

Saigne

Son bleu

Lavande

Sur

Leurs

Têtes.

Ravenne

Marée basse, l’estran

Se pave de tesselles de

Nacre et de mica.

Le mouchoir

L’eau

De Cologne

A séché.

Votre absence

A pris

L’odeur

Du bois

Du tiroir,

Comme

Un linceul

Posé

Sur

Votre

Douce

Mémoire.

Balise

La nuit s’adosse au

Rosédo, rompue par son

Knout de lumière.

Les hivernantes

Accent mouvant et

Circonflexe des oies qui

Désertent l’été.

Jean Rezeau

Nourri

Au lait

Chiche

Et suri

De la haine,

Tu n’es pas

L’enfant

De ta mère,

A peine

Son B.B.

Les coquelicots

Ailes de crépon

Qui mouchètent les champs de

Leur bruine de sang.

Véronique

Aimer

La maudite,

Le sais-tu,

Te dégonderas.

Si de tes charnières

Tu fais le deuil,

Alors peut-être

Te fera-t-elle

L’aumône

De ne pas

Te naufrager

Sur ses écueils.

Les yeux dans le dos

Passé

Inaccompli,

Limbes

Immobiles,

Le temps

S’est

Enfoui,

Comme

Une bête

Hiberne.

« Stranger than paradise »

M’abandonnant à

La lisière de sa vie, de

Vous il me fit don.

Contretemps

Le feulement

Enroué

Des rhombes

Cisaille

Les chairs

Sombres

De la nuit.

Piano forte

Conjugaison du

Présent à l’imparfait de

Ses sombres passions.

Fermer la parenthèse

Les tourterelles

Se sont tues.

Les corbeaux

Et la brume

Sont les clous

Du cercueil

De l’été.