ce que vos yeux vairons

Mois : février, 2015

« Alexandre le bienheureux »

Retiré sous son

Baldaquin, le roi s’enferre,

Fidèle à son lit.

Ode

Le vent emporte

Sur son aile les tourments,

Traces de fumée.

Portes ouvertes

Terré au fond de

Ma geôle; ma ligne de fuite,

Barreaux en rangée.

La fosse des Mariannes

Leurs abysses ouvrent

Le glauque de leurs bras au

Nautile que je suis.

Abysses

Cire de la torpeur

Qui fond sur mes épaules, je

Titube sous sa houle.

La foi du charbonnier

Saute du bûcher,

Petite Jeanne, ton fagot

Rougeoie sous tes pieds.

N’importe qui, vous

Ne l’êtes pas, droit comme un roc,

Solide comme un I.

Les fers

Je suis le garde

De ma chiourme, le temps de la

Grâce est arrivé.

Freins à main

Manteau trop petit
De la mélancolie, ses
Coutures ont craqué.

Contorsions de l’âme
Font plus souvent grands blessés
Que gracieux gymnastes.

La mise à part a
Donné des contours flous au
Singulier portrait.

Etre la somme de
Soustractions, comprendre enfin
Le cheminement.

Point final

Cercles concentriques,

Atours de ton pôle, ses yeux

Bleus, magnétiques.

Zurückkehren

Avec constance, tu

Remontes le temps, bis bald,

Am Pariser Platz.

Déroute

L’écot du passé,

L’impôt aux regrets, aux

Virages manqués.

L’arbre

Pampilles vertes

Des bourgeons qui tremblent sur

Les branches du lustre.

L’enchanteresse

Sa voix ensemence

Le terreau d’où s’élancent

Les lianes de ces lignes.

Terre neuve

Le glas sonne la fin

Du vieil hiver, le tocsin

Les feux du printemps.