ce que vos yeux vairons

Mois : avril, 2017

Le pain

La balafre de

Sa croûte dure, l’armure et

Dessous sa mie bise.

Retour de plage

Sous la table, là

Où le pied s’est posé, de

Petits tas de sable.

Sur le parquet

Sous mes pieds, reste

De grains de sable, en miettes,

La plage qui crisse.

 

 

Qui m’agacent

Hérauts de l’été

Les moucherons volètent,

Poissons-pilotes,

Sans tambour

Ni trompette.

 

Dans ce que j’écris

Il y a des choses,

Des animaux, et des fleurs,

Pourquoi si peu d’hommes

Levée d’écrou

Le moment-frange, son

Battement de cil, l’annonce

Faite à la nuit. Dors.

Les fourmis

Leur dos se gonfle
D’une voile de feuille, vogue
Le collier de jade.

Mouche à merde

Métal vert et bleu

De ses ailes qui jouent de leur

Moire sous le soleil.

Stormy weather

Miscibles, la pluie

Et le vent s’incorporant,

Naissance de l’orage.

Les sables

Le damier, où ne
Sont pas carreaux gris, s’enfonce
Le peuple des pions.

Bouton-pression

Le grain bleu de la
Terre sur le nez du cosmos.
Faire loucher les dieux.

Red flag

Le parfum, le faire
Durer jusqu’à brûle-pourpoint,
Jusqu’à l’extinction.

Terreau

Aux Orcades où tout
Sèche sous le vent, pour de l’eau
Se jeter à la mer.

Chambre noire

Mes linges mouillés sur
Le fil, photos attendant
La révélation.

Os bleus

Un costume muet
A la patère, hématomes
En fleurs suspendus.