ce que vos yeux vairons

Naos

A l’ombre du vase canope, un bouquet de coeurs de Marie, et l’ombre-ouchebti, cette nuit, du billot, homme-liège.

Deuxième leçon, le ça

Rouge, Rothko.
Bleu, Zao.
La langue du billot se délie, noir, de suie, blanc, un blanc, le billot ne répond pas.
Son nuancier, troué, le lait d’une bouteille, qui coule dans l’évier.

Ne me raconte pas de salade

« Rose, de Berne »
« Cornue, des Andes »
Les présentations sont faites.
Du gros sel, de l’origan.

Ostraca

Le vieux pot de géranium, avec fracas, tessons de terre brune, sigillés vernissés, ruines d’une fleur, ses runes brisées, désordre, lar, go, pé, nium.

Première leçon, je suis, tu es

Ce matin, sur le billot, du nouveau, une branche.
Et un oiseau qui siffle son guanche.
Je ne comprends rien à rien.
Oh, apprends-moi, oiseau-griot.
A parler billot.

Au bain

L’heure chaude, laisser faire le soleil, la paille du chapeau se troue largement, sa main, sur mes fontanelles.

Avec des pincettes

Et si j’enlevais, oh, rien, petite incision, résection, là, d’un peu, d’un noeud de chair de bois, faire du billot un scion, qui partirait d’un trait vers le bleu, qui prendrait, il choisit son humus ! et se laisserait croître vers le bas, réseau de radicelles, comme lorsque, petit enfant, trois allumettes, un verre d’eau, je jardinais, noyau d’avocat.

La fosse des Mariannes

Je passe mes mains sous tes pieds, le billot, comme on glisse un miroir sous une auto, là, une racine clandestine, une parole sans papier, tes frontières souterraines, ton arbre inversé.

Sous le dais

Jpeg

Banquise d’herbe

Jpeg