ce que vos yeux vairons

De près, je suis à l’étang

De loin.
C’est un rouleau de grillage, de ceux dont on délimite les jardins. Des losanges, en forme d’écaille, parfois moussus, ou un filet de vase, entre le kaki, et l’olivâtre.
Ça se débat, entre des bras robustes, un buste se penche sur le bout de grillage ondulant, murmure quelque chose.
Il faudrait s’approcher, pour entendre, distinguer mieux le rouleau dans le berceau des bras.
En voir le début.
Le rouleau a une tête.
Et la fin.
Une queue.

Marginal

Écrire soupirail
Plan incliné, pencher vers
Le rez du papier

Gibbeuse

Du pain azyme, ses
Petits cratères en ingrain,
Matin de la lune

Au pré

Laisser pâturer
La poésie, se faire sa
Cheville chevrière

Ozer

Tentation. Laisser
Le poème déborder,
En longs phylactères

Tout comme

Une mésange est une
Abeille. Sur son jabot, son
Pollen de soleil

Un oiseau bâtit son nid

Une navette
De tisserand, son va-et-
Vient, métronomique

Les mésanges

Dans le buisson nu
De feuilles, une broussaille
D’oiseaux. Or et ciel

Intérieur flamand

Un insecte court
Sur la prairie fleurie de
La nappe. Un tableau

Nuages, oiseau, tableau mouvant

Deux pouces, deux index.
Quatre coins d’un cadre, que
Je tends vers le ciel