ce que vos yeux vairons

Les serins

Perfection lente
Du vieillard décomposant
Sa danse, le matin

Son bras fend l’air, à
La manière d’un éventail,
Rosace à demi

Les autres vieillards,
Disposés en damier, roses
Noires des pantalons

Dans le parc, sous les
Aisselles des branches hautes, pendent
Des oiseaux en cage

Leur chant coule d’entre
Les barreaux de bambous, pot
De miel qui se brise

Levure

Les jours grossissent, une
Bulle de Malabar rosit
Au coin d’une bouche

Fleurs coupées

Noircissant bouquet
De jonquilles. Son or, qui se
Ternit, jusqu’au bronze

Une mosaïque

Du pied, desceller
Une pierre du sentier. Dans le
Fossé, qui se pave

Anthropométrie, Brassempouy

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Saul, sans filet

J’ai la nuit. Mais ni
Voile, ni bougie. La phalène,
À dormir debout

Dans la poésie, Cab Calloway

Je le hèle, quelle est
La langue du taxi. Vitres
Fumées, je monte

Balance à fléau

Sur un coeur qui fuit
Lentement, je sais que si
J’ose le garrot…

Eaux vives

Se souvenir. Et
Du néant, au naos, la
Mémoire, plus chair, qu’os.

Chemin de Halage

Odyssée douce d’une
Voix de cire, bourdonnement
D’un néon, sans âge