ce que vos yeux vairons

Semer n’est pas jouer

Mes yeux gros comme des
Phares sous la loupe, la poussière
D’aeonium qui se barre

Avec mesure

Trop petit pour les
Grands engouements, l’oiseau de
Jour fauche-le-vent

Coupe au pas de bol

Épis hérissés,
Le vent soulève le champ d’orge
Noeuds dans les cheveux

Par la fenêtre

Un kaki en coupe
En couronne de pépins noirs
Ronde des corbeaux
Engrenage criaillant
Soleil au carré, tableau

Pissenlit de dos

Fleur jaune, tige verte
Deux feuilles rose chamois dressées
L’ombre du lièvre

L’or, la calamine

Ils volent, scarabées.
Colibris-corbeaux, par le
Soleil polarisés

Chair de poule

Clouer leur craie noire
Bec des corbeaux crissant sur
Le tableau, orage

Étain

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Les coutures du vernis craquent

Une guêpe te pique. Sous
Tes paupières, tout le sang du
Soleil couchant, gueule

« Grapefruit moon »

Lunule de l’ongle
Auriculaire, un croissant,
Dans son ambre rose