ce que vos yeux vairons

Rose thé

Rose de Jéricho,
Le souvenir est ta brume,
Tu t’épanouis

Parthénogenèse,
L’eau frémit sur le galet
De thé, il fleurit

Stammen

Petit cheval des
Steppes, drageon échappé
Sauvage, d’un tronc

Divinité, passé polymaste

Je pense à vous, me
Couvre de bandelettes, lin
De vos souvenirs,

Chacun bourgeonnant
Dans mon esprit, comme ces
Mamelles sur un buste,

Boîte de Pétri

Inerte, la terre, sans
Le verbe, levain, la main,
L’argile s’élevant

Fille-verre

Frissonnant de froid,
Parfois, je m’imagine que
Vous me traversez

Le verre, transparent,
L’eau qu’il contient à ras bord
Est sans existence

Tous les verbes, verre,
Je te verre, et tu ne me
Verre pas, je, vers rien.

Quatre vingt douzième printemps

Piété filiale,
Jean au jardin, semant des
Carottes avec Jeanne

Agnès de février

En ces temps-là, les oiseaux ne s’approchaient pas des fenêtres, puis
Il y eut deux crépitements, parole de fenêtre
Le taptap aigu d’un bec, comme un pianotement d’ongle, sur un tableau, le fond d’une assiette
Le grésil, l’hiver, son sable blanc, son chant des dunes, le vent sûrement, juste avant que la grêle ne fonde
La buée d’un thé amer, noir, goudron d’un marc de feuilles déroulées,
Et le ruban de la cassette, la symphonie concertante, qui gratte, le haut-parleur mauvais, d’où se sauve, comme une guêpe d’un entonnoir rempli de sirop et de bière, la musique, vieux pull, dont on aurait usé tous les reliefs

Pour Jeanne

Peau de colchique

Jpeg

Jpeg

Le jardin du Maître des Filets

Tap-tap, la patte
Du chat, et le temps s’égoutte,
Zhao cai mao