ce que vos yeux vairons

Catégorie: Vancouver

Autour de l’étang, segment 17

Les ronces et le froid,
Le mode mineur de l’hiver
Qui cède le pas,

Le vent dans les branches,
Une autre couleur, une anche,
Et son ode. Bonheur.

Mon destin d’îlot

Sans terre entourée
D’eau, juste fermer les yeux.
Le monde s’éloigne.

La remballe

Juste une barquette.

Au fond, un peu de sang.

Un morceau de chair lavée.

Maquillage de prostituée.

Une vitrine.

Sankt Pauli.

Un morceau de port.

Un film transparent.

Avec dessus.

Le prix à payer.

Sous le plafond du ciel

Les Aléoutiennes,
Remorque de l’Alaska,
Antépénultièmes.

Fariboles

Mettre sa vie en
Littérature comme on la
Mettrait en musique.

Braille

Dans une paume
Resserrée,
Asséchés,
Trois pépins
De melon,
Navettes
De bois
Cariant
De leur
Poinçon
Les cals
De doigts
Jusqu’à
La corne
Fanés.

Debout

L’échelle

Edentée,

Comme

Un sourire

Assombri.

Mais elle

A grimpé,

Et sa voix

De vigie,

A ,

Rauque

En ses brumes,

Doucement

Voilé,

De son

Bel automne,

Les accords

Du  passé.

 

« Et c’est difficile, le choix d’une vie »

Aller écouter

Véronique,

Jeter un pont

De Strasbourg

A la Colombie Britannique,

Oser

Le premier rang,

Et au vent

Mauvais,

Aux mauvais

Génies,

D’un monde

Terne

Et gris,

Je fredonne

Avec elle

Ses ritournelles,

Tristes

Et belles.

Son Vancouver.

 

 

Véronique

Aimer

La maudite,

Le sais-tu,

Te dégonderas.

Si de tes charnières

Tu fais le deuil,

Alors peut-être

Te fera-t-elle

L’aumône

De ne pas

Te naufrager

Sur ses écueils.

Les Roche Martin

Mon doigt chante sur

Le cristal de la flûte,

Jusqu’à la fêlure.