ce que vos yeux vairons

Catégorie: théâtre d’ombres

METAROLOGIQUE

Clouer, un petit cadre de bois,
Dans un journal, la découpe d’un cerf-volant de papier,
Faire les poches à une porte, s’emparer de la clef,
Vous voilà flanqué, Franklin B., de ce qui se doit,
Attendre, ronger son frein, et ses doigts
L’orage est là, le prendre sous votre houlette
Devenir le berger d’un troupeau de mamma

Ci-dessous, le jardin aux bambous

Ici-bas, le vent
Souffle, il n’y a pas de
Célesta. Nur Lärm

Dimension du rêve

Polymorphie du
Temps, tantôt linéaire, et
Quand, se déroutant

Les souvenirs

C’est léger, il n’y
A plus de chair. Ils n’ont plus
Le temps à porter

Achéron

Torsion du bois, des
Gonds. Ainsi sont les portes,
Désormais. PasserJpeg

Da capo

Un Knabenchor chante,
Encore, et encore, prière.
À perpétuité

Kindergarten

Bienheureux jardin.
Il y croît des simples. Ils
Disent « Mauvaises herbes »

Mak Gyver

Jpeg

Comme une porte torii dans la brume, qui n’en serait pas une

Kokagne

Je pourrais, au bord d’une mer, en bordure de, pourvu que cela soit lisière, l’eau, la forêt, sur une île battue par des vents atlantiques, en taïga de Thuringe, être heureuse d’être.
Mais mon petit pays,
Où sont mes tombes chéries,
Mes vivants, leurs bougies,
Orient noir,
Il y a l’étang,
Des chevalements,
Sont mes cèdres du Liban.
Le vent,
Le bleu des mouchoirs à carreaux de nos parents,
Carte postale,
Calendrier des PTT,
Sépia, et crassier.
Mon petit pays,

Souriez

Dans la cour, sous la treille aux raisins acides, un baquet en zinc, qui chauffe tout l’après-midi, un fond marin de fer blanc, où miroite le soleil, et des ombres de feuille de vigne, le corail noir d’une ou deux mouches, ma grand-mère ne va pas tarder à arriver, pour nous mettre à l’eau, mon frère et moi, dans le baquet étroit, j’entends son pas, je ne la vois pas, sur la photo aux bords dentelés, elle doit avoir été happée là, dans ce no man’s land en noir et blanc, sous ma langue, une boule verte, acide comme de la rhubarbe, que le temps n’a pas adoucie, je fais la grimace.