ce que vos yeux vairons

Catégorie: Schaukelchaise

La Truite, de Schubert

Maintenant que le jour approche, je reprends l’entraînement.
Mon épiderme se fait cerne, je réapprends le froid, le torrent qui cisaille les jarrets, et le rire de Sieghart, Falstaff, qui roule, tonnerre, sur le toit des bois.
Le long des joues, la ponce des larmes, la glace. La joie

Schaukeln

Scruter la fumée,
Réversibilité des
Volutes. Noir, blanc

Von Ebrennac, on dirait presque, presque un nom breton, le Périgord Noir, qui parlerait, avec l’accent de Romy Schneider.
Berlin Köpenick, je mange un Strammer Max.
Rosalie parle, elle dit Cééssar, Taafit.
Moi, je parle son accent, j’en connais le vocabulaire.
Ma terre étrangère.

Là-haut, l’automne

Prendre le sentier. S’essuyer les pieds avant d’entrer.La forêt est une maison, on pourrait presque se déchausser. Les fougères sont froides, elles se sont éteintes avec la fin de l’été. Le matin, maintenant, elles crissent d’un gel léger, un vieux cuir desséché.
Les oiseaux sont là, mais on ne les entend plus.
« Mai ist vorbei, kein mood mehr for love fur den Vogel, Schaukelchaise ».
Siggi avait raison.
Le seul qui me parlait encore ici, c’était le torrent.
Sa voix de basse.
Tessiture de rocaille.

Schwarzwaldhochstrasse

La voiture est prête.

Zone blanche

Am Rande der Welt,

Siegrund und Siegehart, Zeit

Zuhause zu sein.

Par-dessus

Le Rhin, une ligne

De sapins, murs mitoyens,

On se regarde

Brique à Braque

Défaire les lacets

Du corset du réel, se

Faire aile d’un oiseau.

Hochstrasse

Hans et Peter et

Rosa. Leurs voix d’outre-rien.

Le noir. Les forêts.

 

L’inconnu à la vareuse

Qui recèlent
Encore
Les argiles
Lourdes
Des champs?
Des os
Brûlants
A
Leurs blés
Mêlés.