ce que vos yeux vairons

Catégorie: Rosa et le petit saphir

Sprache, bifida

Nos langues se mêlent
Dans la bouche, bénitier trop
Plein de salive

Rouge, Struwwelpeter, noir

Jpeg

En résumé

Bouton, calice. Rose.
Ouverte, grand ouverte, penche,
Un pétale tombe

Rosarot

Le sumac, la neige
Le vent, l’arbre bouge, rouge,
Et blanc de flocons

Vertige

Un tronc creux, écorcé, vernis au tampon, pattes d’une hermine, et de ses aïeux, bail emphytéotique, l’arbre est occupé depuis, lire sur l’arbre, l’arbre généalogique de ses occupants, si longtemps
Avant l’hermine, il y eut, vois le lit de plumes, au fond du fût, une hulotte, un engoulevent
J’ouvre le vertico de bois sombre, ses reflets, auburn ici, dans un tiroir, une bogue, et sa châtaigne, clairs par là, Rosa sourit, un vent gris dans ses cheveux, la photo blondit, rosit, je passe ma main sur son ruban, qui bat, lent, les ailes d’un papillon, le retenir, les noirs et blancs d’un Trauermantel, et la photo se fige, sa cire a coulé si vite, m’a-t-elle brûlé le doigt, pas une cloque, ni chaud, ni froid, le rêve passe, sans laisser de trace. Un tronc creux

Forêt de coprins

Le vénérable,
Lamelles violacées, Jorge,
Celles du jour, rosées

Aubépine

Buisson, qu’agite
Le vent, trembleuse humide
De sang. Réalgar

Variation

Ce que je vis
Ce que je lus, mouvant, obéissant aux mêmes lois que ces essaims d’étourneaux, qui se brisent, et se recomposent, différents

Remontant des ténèbres du papier, la poésie en cordée
Rangée de bulles, chapelet de perles, vertical, immobile,
À l’orient changeant

Constellations d’oeufs de poisson gris, agrégés en grappe le long d’une herbe
Groseilles rosées et translucides comme la porcelaine en grain de riz de la chair d’une joue

Sombre.
Le ciel s’alourdit,
Ainsi que ces grains de buis, noirs, pupilles de bois dilatées, qui roulent sans trêve entre les doigts des orants
Cerises rouges, blondes, noires, brûlées, grains de café

Je me brûle au poème, à son sable chaud, quelqu’un remue le poêlon à torréfier
Je n’avais pas vu écrits là, le tisonnier et son brandon

Tourbe

Vapeurs. Le levant,
Sur le marais, le chant est
Colonne de fumée

Rallonge 8

Hansel et Gretel
Pauvres enfants perdus de
Brundibár. Frau Hölle