ce que vos yeux vairons

Catégorie: Regenbogen

Tempelhof

Denk an dich, Bruder, Weberwiese ist nicht weit weg, Pariserplatz blühen noch immer die Linden, denk an dich, mach’s gut !

Promenade

Fumée d’encens lente,

Une veine qui bat, lancinante.

Cadence d’une tempe.

Dormition

La longue apnée

De l’hiver,

Qui me prive

De lumière,

Comme un plongeur

Se soustrait à l’air,

Je guette, avide,

Les rives du printemps

Qui hâte ses levées

Du matin

Comme un facteur

Pressé.

Les fins de nuit

Se troublent enfin

Du lait

D’un petit jour

Crayeux.

La lutte prend

Fin.

 

Vos papiers

De verre, de fer, de

Bric et de broc, mais les faire

Tomber à vos pieds.

 

Mauvais calculs

Laisser les humeurs

Sombres passer par le rein

De la poésie.

Die Schaukelchaise

Sieghart,

Notre histoire

Trouée

Comme

La lisse

D’une tenture

Tourmentée.

Notre sabir

A rire,

Mais oui,

Mais si,

Le vallon

Austère

Soudain

S’éclaire,

Et la ligne

De crête

Qui

Si

Longtemps

A partagé

Le long

De ses flancs

Les os

De nos

Pères,

Je la

Vois

Noire,

Tu la

Dis

Bleue.