ce que vos yeux vairons

Catégorie: printemps

It’s a long way to Tipperary

Libre, comme Job. Et maintenant. Veuillez vous essuyer les pieds avant de monter sur mon modeste tas de fumier. Soyez sans crainte. A tous les étages, eau, chauffage, électricité.

Sur les toits d’Apamée

Les tourterelles, cerfs-
Volants, sans autre fil que
Le ciel et le vent

« Bands of brothers »

D’une rive à l’autre

De la mer, les arches de

Fer d’un pont, nos pères.

Décembre

S’amenuisent les jours

Comme une peau de chagrin et

Là. Sainte Lucie.

Saint Nazaire

Une gymnopédie,
Qui va de son amble lent,
Au long las d’un pont.

Le pont, tablier
Posé sous les pas lents et
Doux d’un promeneur.

La lune, accrochée
A un hauban de fortune,
Cierge sur les brumes.

Dormition

La longue apnée

De l’hiver,

Qui me prive

De lumière,

Comme un plongeur

Se soustrait à l’air,

Je guette, avide,

Les rives du printemps

Qui hâte ses levées

Du matin

Comme un facteur

Pressé.

Les fins de nuit

Se troublent enfin

Du lait

D’un petit jour

Crayeux.

La lutte prend

Fin.

 

Unsere Frau Holle

Les mimosas en

Grains d’or qui poudroient sur nos

Têtes blondissantes.

Matrice

J’ai aux pieds

Des souliers de glaise,

J’attends l’inattendu,

Comme un voyageur

Scrutant le rail,

Un train qui ne

Viendra plus.

Tomber le scaphandre

Comme on tombe

La veste.

Se tenir nu sur le quai,

Comme un nouvellement né,

Au prix du mépris,

De la raillerie,

Entrer en résonance

Avec soi.

Ambruns

Nos joues roussies par

Un soleil en perce et nos

Peaux ombrées s’échauffent.

Au pré

Tresses d’herbes, fagots

Mauves d’ancolies, fillette

A son éventaire.