ce que vos yeux vairons

Catégorie: poésie

Douleur dam

Quand le barrage rompt,

Ses eaux charrient boues et os,

Las, se pacifient.

Fournil

L’air tiède

Et léger

De la rue

Quand la nuit

Se retire,

Lavé des bruits

Et de la sueur.

Et l’odeur

Clandestine

Qui se faufile

Comme un encens,

Et racole

De son arôme

De froment

Brûlant

Le flâneur

En maraude,

Nez au vent.

La Jument

Jarrets lacérés

Par le Fromveur, seule et une,

Courage de la pierre.

La Souterraine

Ville-vieille fille

Vile vieille fille,

Sur le banc des esseulées,

Des guides répudiée.

Le silence

Confessionnal

Vide.

Y

Mettre

Genoux

A terre

Au moment

De l’inventaire.

La maison aux champs

Son corridor

Se jette

Rectiligne

Dans l’estuaire

Vert

Des herbes

En cheveux,

Négligence

Du jardin

Délaissé.

Noli me tangere

Sa peau

En colère

Mise en

Abyme,

Se tend

Vers le miroir,

Oeil

De sorcière.

Débâcle

L’hiver,

Avent

Du printemps,

Paravent

De neige,

Va

Cédant,

Au perce-vert

Du brin

D’herbe,

Qui troue

Son caillé

Grège,

Et lentement

S’étire

Au soleil

Naissant.

Hammam

Moiteur qui fige

Les corps et les fond en une

Cire suintante.

A été

Sous le dais ombreux

Du platane, plomb du soleil

Et chapeau de paille