ce que vos yeux vairons

Catégorie: petit blasphème

Parole. « La peste
Soit avec vous », enragée.
L’enfer, à son ange

Dans son infinie
Lucidité. « L’homme est la
Onzième plaie sur terre »

Pentecôte

Haut de la rue. Le
Lampadaire a des airs de
Calvaire électrique

L’eau du bain

Un haïku-haïdouk
(Là, je me suis endormie, au réveil, plus rien)*…l’étang et
La grenouille, avec

*Icono/blast

Sham-rock

Je soulève
Le capot,
Une boîte aux lettres,
Alfa Romeo,
Indicatif Juliet
Charly,
Poet-poet.

Le haut cahier, page 65

Il descend, rouge, comme le gros nez d’un clown, le soleil sur la mer, et il sème jusqu’à moi, sur le clapotis, un caillebotis mouvant, lattes d’eau, fauve, orangée, je lève un pied, la marelle, pas japonais jusqu’à l’horizon, un, deux, trois, croire, et ne pas couler.

Caran d’hache

Dureté d’un dieu d’ancien testament.
Qui n’aime pas ses enfants.
Être son préféré.

Confiteor

Dans le bocal, l’eau,
L’été, conjugaison du
Soleil au citron.

Un café

Seigneur, le jour se
Lève, ôte tes boules Quiès, je
T’invite. Voudras-tu

La noce, l’ennui

L’intaille, le camée de
Mie bise, boulettes de pain, sises,
Grises, sous la serviette.

Guerre et paix

« Le fou, la reine est belle, mon peuple est heureux » dit le roi à son fou.
« Mais tu t’ ennuies, c’est le paradis. Console-toi, Dieu s’ ennuie bien plus que toi. Son fou l’a quitté. Il est descendu sur terre » répond le fou à son roi.