ce que vos yeux vairons

Catégorie: mer

Alea

Posés sur la laisse,
Deux cubes en galet que la
Mer a peaufinés

La maison du corsaire

Loin, le perron. La maison est un point gris
Sur une ligne bleuissante, la mer en horizon,
Ou sont-ce déjà les nuages, l’ombilic de l’allée,
Dans l’ombre des arbres-à-noix, je t’en conjure,
Ne prononce pas le mot, une vague venue de nulle part
Pourrait t’emporter, nourrir sa vouivre.
Ici, l’entrée, la terre, plus tout à fait, le divan de pierre
En demi-lune, et sa fontaine arrêtée, des flots de lierre,
Sur l’assise usée, j’attends, dans mon flacon de verre,
Une goélette de papier, des embruns de coton,
Des cris de mouette, qui fuient par le goulot,
Un parchemin réduit à sa plus simple expression, mon truchement,
Poésie-Jivaro, écoute, c’est tout petit
Sur le divan de pierre, assise, j’attends

Face B

Dans la pile, choisis
Une belle ammonite, ton doigt
Sur les stries. Ecoute

Homme et rabane

Jpeg

Alentour la charbonnière

La mer est venue,
Jusque dans la forêt. À
Quai, un steamer fume

Les eaux, damassées

Rouge/cyan
Le soleil qui au couchant dans la mer
Périclite, brasille

Cadre

Le long lacet de
La laisse de mer, marie-
louise d’algues brunes

La neige, et juin

Jpeg

Standard-Island

Je fus sur une île, est-ce cela, une île,
Si encombrée, qu’il me vint vîlle, chose imprononcée,
Aux lèvres, les gens, les Jean, et Jeanne, et j’en
Fus une, l’île allait couler, il eût suffi
Pour cela, d’un Jean surnuméraire, d’un pied butant
Sur une pierre-bonde, et la baignoire de se vider
De son eau, et de ses hommes-mousse

Je fus sur une île si lourde de nous tous,
Que je l’entendis bêler, comme un mouton jeté
Dans un bain à déparasiter
.
Puis l’île se tut, rendue à son sort, vint son havre, la nuit,
Les Jean et Jeanne, repus d’elle, revenus au port, se sont endormis.
Je dors, bloom de la neige.

Bonsoir, Prince Dakkar

Jpeg