ce que vos yeux vairons

Catégorie: Max

Tous les jardins

Ce pourrait être un damier, si tout n’était pas désordonné, les carreaux, ni noirs, ni blancs, verts et oblongs, dérivant paresseusement à la surface de l’étang, les nénuphars, l’eau se couvre de leurs ocelles, une contagion qui bientôt fleurira, les nymphéas, feuilles de céladon.

Sous l’excoriation

Aiguë dans la chair,
L’écharde du souvenir,
Le passé, perçant.

Rez-de-rêve, la porte sous la lune

Jpeg

« Parallaxe », Mars. Qui se reflète, outre l’eau, sur le casque de Nemo

Jpeg

One hand

La suite

L’ennui.
Se déchausser sous la table juponnée.
Rassembler de la mie de pain, dans des boulettes molles, sculpter des camées, jouer aux billes sous le rebord de l’assiette.
Scruter l’horloge, son battant qui va l’amble, d’un pas lent de sénateur, les minutes, à reculons, la minute de Monsieur Cyclopède, je lui souris tout bas, à ce monsieur là.
Mon voisin grince des dents, il parle.
De quoi.
Je ne sais pas.
Son eau de toilette, qui m’incommode, lorsqu’il se tourne vers moi.
Retrouver l’asile de mon foulard, le nez sur mon tampon d’éther, je vous respire.
Vous êtes là.
Entre deux pans de soie.
Mon remède contre l’oubli.
Ma fumerie.
Et son opium.

Spade

Le vent froid qui fait gronder la digue.
Qui fait vibrer les haubans des roseaux.
Qui cisaille les ailes des oiseaux.
Étendre les bras, ouvrir le caban.
Chercher la portance, se faire delta.
Courir le long du goudron.
Abscisse, ordonnée, le tronc, les bras.
Je suis une croix qui se déploye.
Sur le tarmac de l’étang, je m’arrache.
Au sol, rien ne me retient.
Pas même toi.

Ci-dessous, de quoi écrire

 

 

Ceci est une page blanche

Vous pouvez

Ecrire,

En faire un avion en papier,

Les deux

 

Markage au fer

Tu es. Ardente
Nuée. Par songe, un visage
Brûlant. Son mirage.

Prendre les choses à coeur

Quéribus. Un poing
De pierres encore palpitant.
Souffler sur sa ponce.