ce que vos yeux vairons

Catégorie: lucernaire

Copycat

La lune a sa lune,
L’hiver, le soleil est son
Drageon, copie pâle

Décembre

S’amenuisent les jours

Comme une peau de chagrin et

Là. Sainte Lucie.

Photophore

L’épouvantail. Sur
Le pas de ses lèvres, où
Sont perles de paille.

Sans fard

Patines du lichen
Sur les rochers, vert-de-gris
Aux lèvres d’une pierre.

Moutons

Etre un berger du soleil, suivre les migrations de l’été, et rassembler la lumière.

Commun dénominateur

Elle se souvint d’une ancienne leçon de mathématiques qui l’avait laissée inquiète. Les ensembles qui se confondaient, ces vides que rien ne comblait, ces ronds avec lesquels personne ne jonglait, cette langue sans alphabet. Elle ne comprenait rien à ces communautés de ballons, elle craignait ces leçons qui la désignaient comme l’étrangère.
Elle aurait eu une maîtresse qui aimait la poésie de la mer, elle aurait compris sans peine que pour faire un phare, il fallait une terre, de l’eau, du feu et des vents capricieux.

Frère portier, le marronnier

A l’orée du  cimetière, les ombres de grès d’une forêt  d’où ne sourd plus depuis longtemps nulle lumière.Alors le haut marguillier en grand pavois, chevelure au bûcher, immole ses ors, ses roux pour les gisants qu’aucun lumignon, nul brin de buis, ne ramènera plus, le temps d’une nuit, à la douce mémoire de leurs vivants.

L’île

Arche

Immobile,

Granite

Inflexible,

Chair

De pierre

Moins

dure

Que certains

Coeurs

Amers,

Fanal

Veillant

Fidèle,

Quand

S’avancent

Mes ténèbres.

Midi

Indifférence

De la chaleur

Aux trois

Tons

Du glas

Qui efface

Une mémoire.

Papillon

La Bastille de

L’hiver cède au museau vert

Du premier bourgeon.