ce que vos yeux vairons

Catégorie: île

Lumière fossile

Enterré sous le sable, juste la tête qui dépasse, le soleil
Le soleil ne prend aucun coup de soleil, y-a-t-il plus soleil alentour ?
Autour de lui, la nuit, qui ne fait pas mal, ne fait pas luire
Sa tête couronnée, diadème de cuivre verdi, celui d’une statue, et de son sommeil de sel, fleurs de givre sur le sable, toutes les cinéraires que la lune fait pousser

Sister-ship, Schwarzwald

Entrer dans le bois
De tilleuls, s’ouvre le pan
Droit du retable

À rallonge

Un pull
Un pullover, étirer le mot jusqu’au brin ultime de sa laine
Un tricot, mikado sophistiqué des tresses, semblables aux roues dentées des montres à complication, avec le rêche des îles d’Aran, des teintes bises et lichen
Entre les points étourdissants, là se terrent parfois, entre les rangs serrés et uniformes, les brins noirs du tabac, l’humidité de la sueur, l’empreinte d’un bras
Sous le vêtement de cour, sans grand arroi, le derme de l’ouvrage, suaire intime d’un pershomme

Eaux vives

Se souvenir. Et
Du néant, au naos, la
Mémoire, plus chair, qu’os.

Au moindre relief

Du pain qui n’a pas levé, azyme et plat, un Pascuan couché

Désigné

Je lis. Un mot se détache,
Remonte le courant du
Texte, saumon ami

Le haut cahier, page 56

Les tendons, reliant de leurs lambeaux le passé au présent, devant moi, mon récif-t coral-lien, je ne passe pas la barre, je n’échappe pas à mon île.

« Parallaxe », les pas japonais

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« Parallaxe », Nemo, depuis le hublot

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« Parallaxe », round

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