ce que vos yeux vairons

Catégorie: il était une fois

Village-rue

Maison, usoir. En
Ombre chinoise désormais,
Le tas de fumier

En drapeau

La fillette tournoie
Sillage hélicoïdal
Des pétales en fleur

Champs Élysées

Emporter avec soi, tabernacle de la mémoire,
Feuilles blanches, oblats minces, sans poids
Tel paysage, qui vous soulève, toi et ton coeur, de joie
Ce visage, dont la seule évocation du nom te cisaille les jarrets, et te met à genoux
Emporter tout cela, avec, brûlant devant, le débris sang d’une petite lumière
Le bagage est léger, oiseau de balsa

Weißt du

J’ai une grand-mère, et la lumière
Est le souvenir, qui se prend dans ses cheveux,
Un coquillage, à la nacre bouclée, perle
Qui s’irise, de cette teinte des vagues,
Avant l’orage, dans un lagon, vert, gris, et neige,
Une île très australe, juste avant qu’elle ne meure,
Là-bas, une caldera qui s’effondre dans les eaux
Derrière l’horizon, les falaises des Marquises

La route des vacances

Sous l’éponge bayadère,
Je somnole, et nous roulons.
L’ombre des rayons du soleil
Se superpose à celle qui sourd
Du tissu et m’encage, à l’arrière
D’autres taches sombres, rondes
Et dansantes, les silhouettes des feuilles
Et des arbres, un stroboscope, jaune,
Et chaud, sur mon visage
Dans mon demi-sommeil, et la torpeur,
Les platanes du bord de la route
S’abattent, au fur et à mesure
De notre avancée, leur révérence
« Je suis une Majesté »

Vallée de Neander

Sa Majesté, Hanneton Dernier, pharaon, en son sarcophage de carton, grosse boîte d’allumettes de survie.
Sur son coton, une petite momie
L’enfance et une amulette

Le ver, la pomme, Alice

Jpeg

Réviseur aux contes

Fausse route, un bout de
Pomme dans la gorge de la Belle,
Manoeuvre de Heimlich

Clin d’oeil, Felsberg

Joue d’Antoine, patte
De lion en chrême griffu,
Fils de serpentine

Rose thé

Rose de Jéricho,
Le souvenir est ta brume,
Tu t’épanouis

Parthénogenèse,
L’eau frémit sur le galet
De thé, il fleurit