ce que vos yeux vairons

Catégorie: Hans

Vertige

Un tronc creux, écorcé, vernis au tampon, pattes d’une hermine, et de ses aïeux, bail emphytéotique, l’arbre est occupé depuis, lire sur l’arbre, l’arbre généalogique de ses occupants, si longtemps
Avant l’hermine, il y eut, vois le lit de plumes, au fond du fût, une hulotte, un engoulevent
J’ouvre le vertico de bois sombre, ses reflets, auburn ici, dans un tiroir, une bogue, et sa châtaigne, clairs par là, Rosa sourit, un vent gris dans ses cheveux, la photo blondit, rosit, je passe ma main sur son ruban, qui bat, lent, les ailes d’un papillon, le retenir, les noirs et blancs d’un Trauermantel, et la photo se fige, sa cire a coulé si vite, m’a-t-elle brûlé le doigt, pas une cloque, ni chaud, ni froid, le rêve passe, sans laisser de trace. Un tronc creux

Variation

Ce que je vis
Ce que je lus, mouvant, obéissant aux mêmes lois que ces essaims d’étourneaux, qui se brisent, et se recomposent, différents

Remontant des ténèbres du papier, la poésie en cordée
Rangée de bulles, chapelet de perles, vertical, immobile,
À l’orient changeant

Constellations d’oeufs de poisson gris, agrégés en grappe le long d’une herbe
Groseilles rosées et translucides comme la porcelaine en grain de riz de la chair d’une joue

Sombre.
Le ciel s’alourdit,
Ainsi que ces grains de buis, noirs, pupilles de bois dilatées, qui roulent sans trêve entre les doigts des orants
Cerises rouges, blondes, noires, brûlées, grains de café

Je me brûle au poème, à son sable chaud, quelqu’un remue le poêlon à torréfier
Je n’avais pas vu écrits là, le tisonnier et son brandon

Palier de décompression

Au creux du mortier,
D’entre les débris noirs et
Leurs moraines, De profundis,
Alp/traum, au coeur vénéneux
De la nuit, croît doucement,
En ronde-bosse, un piton de grès,
La brume, autour de la forêt,
Hans, redevenu Castorp,
Rayon rasant sur les piémonts,
Montagne/Magique

Rallonge 8

Hansel et Gretel
Pauvres enfants perdus de
Brundibár. Frau Hölle

Unter den Linden

L’air n’en puit mais, charmant encore, avant,
Le sillage de l’arbre, maintenant, âcre,
L’orage est là, ondoie le tilleul de son chrême
Dans le fracas, dispersant son oliban suri,
Spores sorties de la poire vénéneuse d’une vesse,
Portées par le vent, et les fenêtres se ferment
Brusquement sur cet éther puant. Tous songent,
L’effroi, ce qui les enivre n’a plus pour nom encens

06/06

Je veux croire que les rochers sont restés roses,
Depuis la grande mattanza, de cette couleur
« Grès écrasé », pulpe pourpre des muscles dont
A coulé le suc, confiture, qui barbouille les hommes,
Qui flottent. Rose, couleur de pouponnière,
Les hommes appellent les mères, avant de faire le mort

Papier d’emballage

Tendu, la peau sur
Les os qui saillent, kraft brun,
Une main. Bettelmann

Rien ne s’y accroche

Les stelles. Rouelle de
La peinture. Dans mon coeur, elles
Sont cristal de roche

Vert-de-gris

Le buis se meurt de
Peste, ainsi que ces roses
Anciennes. Déploration

Rosa

Un soir, le ciel, sang
Aux joues, dragée des pétales
D’une pivoine crème, rouge

À peine, en filet,
Contour de son calice au
Pinceau, un obi.