ce que vos yeux vairons

Catégorie: haïku trop cuit

Haïku perpétuel

Je le sens, avant
De le voir, toujours dans cet
Ordre. Dieu est un cèdre
Ordre. Dieu est le cèdre
Ordre. Dieu, et le cèdre
Ordre. Le cèdre-dieu

Continuer, combiner. Il n’y aura plus un seul arbre dans le Troodos

États de la matière

Je coupe une tranche de
Pain. Rien ne s’en écoule, eau,
Sel, farine, levure

Mercure

1 bille de mercure, mon doigt-queue-de-billard la heurte, en 1000 billes 2 …

« La Belle Angerie »

J’ai marché sur le feuilletage, et les trois pages sont pâte brisée

Prise de sang

Le moustique pose
Ses pattes sur la bouilloire, le
Seul humain, ici

L’ivoire d’une défense

Ces Madones à la
Taille cambrée, l’Enfant-Dieu,
Tenu sur l’arche

De leur hanche, à peine
Déporté, pour ce qu’elles ont
Été tournées dans

Little big one

Bulle une, couper le
Gaz sous la casserole d’eau,
Non-ébullition

Non, il y eut une
Bulle en forme de singleton.
L’eau a été autre

De l’étang

Je n’ai plus de mer,
Mais une coloquinte au
Jardin, et j’entends,

Cochlée contre oreille,
D’autres bruissements, hampes
Sèches des roseaux

Premiers vers

Le ciel dit « Été »,
Et le soleil est à son
Paroxysme, or

Son reflet qui fond
Sur la tourbe rouillée du
Torrent dément les

Sprudel, Strudel

Mon goût pour tout ce
Qui se dépiaute, se feuillette,
Palmito, makowiec.