ce que vos yeux vairons

Catégorie: haiku boiteux

Arythmie

Celui qui te saute
Aux yeux, de tous les tableaux,
Le de Guingois-Boiteux

Trajectoires croisées,
Comme celles des oiseaux, tu penses,
Aux rues de Pripiat,

Tu t’ébroues, oiseau
Qui a bu. Du linge sèche,
Le jardin met les voiles

Le tapissier

De son catalogue
D’échantillons, les rayures
Et les médaillons

J’ouvre un lé, qui tourne
Sur ses gonds sans bruit, sur un
Barreau, motif d’oiseau

Météorologie

D’abord, du rien gris
Bruine, brrneige, neige, et le vent en
Tempête. Aujourd’hui,
Est cicatriciel

En une lettre

Écrire un mot qui
Ne ferait pas plus que le
Tour de la dent d’un
Timbre

75 Charlélie

Ballade de saint
Denis, la tête sous le
Bras. Mieux, celle de

Durcheinander

Fuji Krakatoa
En vers trois le reliquat,
Rose, noir. Kirschwasser

Un homme dans le ru

Je me souviens de
Rien, de sa forme informe. Je
Ne me souviens pas
Du prénom de Rien

La tache de vin

Sa ponctuation
Singulière, quoi que tu dises
Une affaire de style

Mystérieuse
Marque d’un tailleur de pierre,
Caractère usé

Toujours le même, le
Petit caillou blanc d’une
Typographie intime

VΛV

Les oies s’en vont. Arche,
Château de cartes. Front, cheveux
En delta du Nil (regarde ceux de Romy Schneider, ou de M. Chedid)