ce que vos yeux vairons

Catégorie: Guynemer

Dilatation de l’espace

Je me défroisse, et me décontorsionne. Ici,
Une alexandrine cabine d’essayage
Le miroir est plein de plis, c’est peut-être moi,
Visage-origami, le corps se destructure
Le nez penche vers les pieds, et je me figure,
Être de tessons d’une céramique abstraite,
Peux-tu encore me lire, devenue ostraca

C’est une pluie de cinéma

Qui abat sa grêle
Sur la fenêtre, moi je
Suis sûre qu’il fait beau

Thermique

Entre le soleil
Et le champ de colza, un
Fétu d’oiseau plane

Héliotrope

L’odeur blanche de la
Fleur de papier. Sens, dans le
Dictionnaire, le mot

Chemin de servitude

L’oiseau bicéphale,
Immobile, ce qui l’entraîne,
Contraire, le déchire

L’oeil sur l’assiette

En faire tout un plat, de cette perspective qui change d’horizon

Un oiseau

Une boule de papier
Fabergé, défroissez-la,
D’une cursive s’envole

Rien est quelqu’un

J’attends rien, c’est bien
Plus qu’attendre, intransitif,
Rien a un visage

« Les chants de l’aube »

Roger et Claire

Aiment fort la friture,
Ablettes en chocolat, chien
Chaud au cacao