ce que vos yeux vairons

Catégorie: froid

Lumière fossile

Enterré sous le sable, juste la tête qui dépasse, le soleil
Le soleil ne prend aucun coup de soleil, y-a-t-il plus soleil alentour ?
Autour de lui, la nuit, qui ne fait pas mal, ne fait pas luire
Sa tête couronnée, diadème de cuivre verdi, celui d’une statue, et de son sommeil de sel, fleurs de givre sur le sable, toutes les cinéraires que la lune fait pousser

Sillage

Le vent pousse son
Champ de nuages, houlette
Venue de l’Est, froide

06/06

Je veux croire que les rochers sont restés roses,
Depuis la grande mattanza, de cette couleur
« Grès écrasé », pulpe pourpre des muscles dont
A coulé le suc, confiture, qui barbouille les hommes,
Qui flottent. Rose, couleur de pouponnière,
Les hommes appellent les mères, avant de faire le mort

Gel

Aluminisées,
Les herbes bordant l’étang,
Fausses cinéraires

Roue de la fortune

La Terre s’arrête
De tourner, quel sera mon
Enfer, chaud, ou froid

Aux couleurs

Il neige, sans surprise,
Blanc. L’hiver, eau écarlate,
Ne laisse aucune chance

La Truite, de Schubert

Maintenant que le jour approche, je reprends l’entraînement.
Mon épiderme se fait cerne, je réapprends le froid, le torrent qui cisaille les jarrets, et le rire de Sieghart, Falstaff, qui roule, tonnerre, sur le toit des bois.
Le long des joues, la ponce des larmes, la glace. La joie

Le jardin zen saigne

Jpeg

Jpeg

Ratissage à vif,
Pattes gercées de l’oiseau sur
La neige. Carres rouges

Buisson ardent

Lait, laban givré,
Il neige sur l’aubépine, sa
Goutte de sang, rouillée

Copycat

La lune a sa lune,
L’hiver, le soleil est son
Drageon, copie pâle