ce que vos yeux vairons

Catégorie: Fonck

Take it easy

Un loup, rongeant sa
Patte prise dans un piège, moi je
Ronge mon frein. TO/GA

Barque sommaire

Caniveau. J’attends
Que passe un petit bateau
Carton de Mac Doe

Sépia

Tampon au marc de
Café. Nuages révélés,
Gravure à l’orage

La fenêtre

Mentalement, en
Courber le verre, un brin de
Laine rouge. Planer

Le bourdon

Exhorte ses ailes
Poussez, plus fort ! contemple,
Celles, d’une libellule

Condensé

Baignoire, une eau cyan,
Le ciel, azulejo, passe,
Un nuage de mousse

Vapeur, son haleine
Sur le miroir, mon reflet
M’a quittée. Le froid

Patrouille

Hélice en drapeau,
Une feuille du cognassier, or
Qui virevolte

32 août

L’été, qui fut ample, comme un fleuve qui vous laisse croire qu’il est mer, n’est plus que le filet d’un affluent, sa source, Aral qui se tarit, le soleil, un peu plus chaque jour s’évapore, laissant sur les peaux son sceau, son ocelle sur les poignets brunis, hostie pâle, à la place du cadran de la montre.

Le haut cahier, page 12

La libellule, 4L de cellophane, grisaille-Zao, prieuré de saint-Cosme, machine réduite des frères Wright, sa frêle armature de balsa, Stampinette ici-bas.

Avril, 25

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