ce que vos yeux vairons

Catégorie: l’armée des ombres

Ceux

L’incrémentation
Des jours. Ce qui s’éloigne,
Sera un jour mythe

Rosarot

Ronces barbelées
Les fleurs d’aubépine sont roses
Leur sang a séché

Erde

Sous le phlegme du
Crachat, demain percera
Une pointe verte. Herbe

Wie

Une ville-fantôme, une
Ville de fantômes, grouillante,
Un semblant de vie

Les Ténèbres

Conclave aux Enfers
Et les cheminées crachent
Leurs fumées sans trêve

Augenblick

Leur langue aboyée.
Les regards, par la fente
Du bois. Ils sont ça.

H rde

Commutation du
A en O l’homme qui sort du
Troupeau, en barbare

Littéralement

Leiche. L’écrire en
Italique, parce qu’il est
En train de tomber

Buchstaubzauber

Nihilomètre.
Poème-fleuve en basses
Eaux. Poussières d’os

Cité radieuse

Je souffle.
La surface de la photeau se trouble.
La photo.
Rosa se ride.
Je souffle, elle grandit, je souffle.
Il ne reste plus de peau sur l’os.
Un lambeau rose, presque.
Il pend comme un vieux rideau, fenêtre d’une orbite, la vitre a volé en éclat.
Tempête dans un verre d’eau.
Ne plus souffler.
Juste une buée tiède, de bouche à joue.
Le sortilège, le haut d’une pommette, qui rougit.
Rosa, pomme d’api.
Le temps, retourné, ruban de Möbius,
La paix, sur le petit papier noir et gris.