ce que vos yeux vairons

Catégorie: coup de grisou

Les doigts

Recroquevillés
Sur la plume d’un oiseau.
Fumée de son chant.

Glück auf !

Février, juillet

De l’hiver,
Sa pâte
De verre,
Votre surgissement
De février
A soufflé
Une paraison,
Un vêtement
Transparent
Comme
Lumière,
Dont vous
Avez
Cassé
La coque,
Un matin
Qui n’avait
Plus rien
De l’été.

https://youtu.be/XnfmagQoYrA

Il n’y eut pour elle plus d’autres forêts que celle des chevalets. Et l’humus noir des crassiers.

Deus ex machina

Quand,

Dans

Mon théâtre

D’ombres,

J’apprenais

A tirer

Les ficelles,

Jaillit,

Bondissant

De sa lampe,

En lieu

Et place

Du génie

Que j’escomptais,

Un inattendu

Farfadet,

Puck

Qui

A l’Ankou

D’une pirouette

Tordit,

Malicieux,

Le cou.

Venin

Coulée

De peau

Hâlée

Aventurant

Le nu

D’un pied

Sur les moraines

Vertes

Du pré.

Bayadère

De la chilienne

Qui répond

A la rayure

De la livrée

Or et noir

De la guêpe

Posée.

Foudre

De la douleur.

Ton nom, d’ici là

Je suis

D’un pays

Qui se serre

Entre Sarre

Et confetti,

Entre houle

De houille

Et Lombardie,

Entre suie

Noire

Et sueur

De midi.

Je suis

Un pays.

Foehn

Temps des corps las qui

Comme voiles carguées s’affalent

Au creux des sofas.

Percussions

Les lèvres du ciel

Se cyanosent des noirs

D’un nuage d’orage.

Impasse, paire et gagne

Petit solitaire
Prétentieux
Un jour
Deviendra
Grand.

Un imbécile heureux

Farewell

Je viens

D’un pays

Cinglant

Qui ne dit rien

Quand sonne

L’alarme,

Et vous étreint

Le poing,

Quand, sur le pas

De la fosse,

Les regards éteints,

Souillure du khôl,

Entament

Pour leur copain,

En un choeur

A peine murmuré,

Son au revoir,

Pour dernier

Refrain.