ce que vos yeux vairons

Catégorie: comptine

Le premier d’un long voyage

Un petit trois vers
Dedans son flacon de verre
Mis à la mer. Li

Pâte à pastiche

Il coule, sous le pont
Du vingt-cinq avril, rouge,
Le Tage, lisboète

Croissant de lune, jambon

Un arc-en-ciel est
Rose et blanc, sa couenne souligne
Le bord de l’assiette

L’arbre, à cames

S’enroulant dans le
Sucre filé du vent, comme
Une barbe à papa

Champlevé

Châle de Fortuny,
Fortune cookie, l’insecte
Lit « Prairie fleurie »

Entre les lignes

Cartomancie à
La gomme. Je tends une main dans
Un gant. Jeu de paume

Et étant donné la madeleine

Clour le bec, on peut
Le faire avec un T, un
Thé peut faire l’affaire

Devinette

Josette, belle comme le
Jour. Qui ira comprendre.
Mais c’est bête comme chou

Ou sans S

Une chose, qui remue,
Elle fait son cratère dans mes
Pensées. Ver, avec

Histoire avec paroles, le promeneur

J’écris « banc ». Je le
Pousse. Sous un arbre qui pousse
Là. (D’une même voix, le haïku et moi) « Tiens, un passant »