ce que vos yeux vairons

Catégorie: cantus firmus

Lamento

Sur une plinthe de la paroi, tout bas, la membrane d’une cochlée, spirale de pierre gravée, un ricochet sur l’eau, sa succession de cercles concentriques, suspendus à jamais, je passe mon doigt sur l’hélice, de la cicatrice, jusque sous le sillon de mon ongle, je sens s’enrouler les anneaux d’un plain-chant, sa gravure noire, matrice indélébile, bouche fermée.
J’écoute, in petto.

L.E.M., module 6 for sun

Le soleil fait la
Chaise longue sur ma peau,
Son heure, chilienne.

« Parallaxe », sourire

Jpeg

Jpeg

Autour de l’étang, segment 14

Une motte de terre dans
La flaque de pluie, pralin de
Boue au bout des pieds.

« Journal d’un homme heureux »

Se pencher sur soi comme sur une battée, et voir, le coeur battant, briller parmi le sable, les grains grossiers dont nous ferons notre or.

Sur les toits d’Apamée

Les tourterelles, cerfs-
Volants, sans autre fil que
Le ciel et le vent

Sentir bon

Mettre aujourd’hui son

Plus bel habit, sillage

Rouge d’un hommage.

Entre

Devant la maison,

S’est arrêté le printemps,

On frappe à la porte.

 

Ici

Boches,
Kabyles,
Macaronis.
Le dimanche,
Pastaciutta
Et makowiecz,
Les vieux
Parlaient
Un peu
De tout,
Surtout
De rien.
Le français,
C’était le lien.
La langue du haut.
Ma grand-mère
Est venue
De Lombardie,
Au pays
Des Schleus.
Elle n’était
D’aucune langue.
Comme nous tous,
Ici.

Vol à voile

Là haut sans silence,
Les longues ailes fendent le
Ciel de leurs ciseaux.