ce que vos yeux vairons

Catégorie: Calel Perechodnik

06/06

Je veux croire que les rochers sont restés roses,
Depuis la grande mattanza, de cette couleur
« Grès écrasé », pulpe pourpre des muscles dont
A coulé le suc, confiture, qui barbouille les hommes,
Qui flottent. Rose, couleur de pouponnière,
Les hommes appellent les mères, avant de faire le mort

Clair-obscur

Vous avez été.
Un corps, avec un homme dedans.
Des bras, des jambes, une tête qui sourit.
Sur la photo, rien ne bouge, il y fait toujours beau, rien ne change, vos vingt ans en bras de chemise, c’est encore le printemps.
Je cherche une autre photo.
Il n’y a pas d’autre photo.
L’histoire s’arrête là.
La petite danseuse de la boîte à musique s’arrête lentement de tourner, quelqu’un ferme le couvercle de la boite, comme on scelle un cercueil.
La photo se voile, un nuage devant le soleil, et vous demeurez à l’ombre.
Rien ne vous brûlera.

Les maux

Suis-je un meurtrier,

Ma douleur, si je ne me

Pose la question.