ce que vos yeux vairons

Catégorie: Brasse-Brouillon

Boulangerie, Belle Angerie

Sur le sulfure du
Papier, un tatouage
Gras, croissant de lune

Les rêveurs

Soulevez les pulls. Leurs dos sont ceux de coccinelles,
Plus ou moins de pois, le compte n’y est pas, jamais.
Bancal, l’enfant seul, couché sur le dos, les yeux
Au ciel, ou au plafond, sur ses ailes, des ronds
Qu’on ne voit plus, effacés, avec le temps,
Il joue, silencieux, les nuages sont ses seuls cerfs-volants

Moucharabieh, comme un taxaudier

Jpeg

« La Belle Angerie »

J’ai marché sur le feuilletage, et les trois pages sont pâte brisée

Il est une fois

Le livre est posé sur le dos, et bée, accordéon, un paon qui fait la roue.

De hautes falaises, et leur à-pic de papier.
Des strates, noires, et blanches, géologie d’un feuilletage.
La rayure d’une église romane, campagne toscane, le domino d’une mosquée, Al-Andalus, lignes, et interlignes, billes jour, billes nuit d’un jeu de go, les ombres sur le rideau du Karagöz, cordillère noire d’un neume, torculus resupinus, black dog, and a swann

À l’orée du défilé, Bab el Siq.
Un pas.
Il suffit d’un pas.
Naufragée volontaire
Au bout de l’histoire, le Khazneh

Poème-parapluie
Il pleut sous le parapluie,
Je pleus, brasse-brouillon

« Depuis le taxaudier »

Jpeg

Vol libre

A l’abri d’une grille.
D’une résille, d’un moucharabieh.
Se jucher sur la plus haute branche de quelque chose, derrière le réseau des frondaisons.
Éprouver, jusqu’à la lie du vertige.

Reliquaire, reliquat

Fixer le temps dans un pli du papier, conjurer l’encre de ne pas s’effacer.

La question

Me voilà à vous
Ecrire, et vivre, qu’est-ce, quel
Goût cela a-t-il.