ce que vos yeux vairons

Catégorie: automne

Buvard

Jpeg

Jpeg

Jpeg

Jpeg

Jpeg

Sur le sapin, le soleil

Luira t-il, aujourd’hui, entre la pluie, son vernis sur les granites, ses gris anthracite, ce soir peut-être. Il poussera un cédrat, jaune, sur la cendre des nuages, une bougie, et son halo, sur les décombres de la nuit.

A.M.

Demain, après que le porteur de journaux sera passé. Il sera tôt, 5h30. Je prendrai le temps. Dehors, les doigts serrés autour d’un gobelet de café, la petite chaleur brasillante d’une cendre de cigarette. Je me mettrai en route. Voir les foulques sur l’étang, leur pastille blanche sur le front, comme une hostie posée sur le chanfrein d’un cheval. D’eux, je ne verrai d’abord que cela, un cordon de perles sillonnant la surface noire de l’eau.

Waldteufel

Contenus derrière
Le rideau, les grondements.
La nuit, son torrent.

217

La chapelle Sainte Barbe

L’autoroute.

La montée du col de Saverne.

Là où la vitesse est limitée.

Monter.

Plus lentement.

L’Iso Grifo

Allait toujours trop vite.

Ouvrir grand les yeux.

Les fermer.

Compter jusqu’à trois.

Le clocher avait déjà disparu.

Un, deux, trois.

La forêt l’avait déjà avalé.

Une autre fois, peut-être.

Rouler moins vite.

Pour le garder encore.

Au bout des yeux.

Cigarette

Sans le recours au
Vent, la fumée en nappes lourdes
Injurie les brumes
De l’étang.

L’étang, les lacs

La nuit

Crépite

Du cris

Des oies

Qui s’assemblent

En grand

Banc

Sur l’étang.

Demain,

Elles

Se seront

Envolées

Vers

Un hiver

Qui

N’aura

Pas

Répudié

Son été.

Encens

Paschal de l’Estocart

Octonaires de la Vanité du Monde

Et le Monde et la mort entre eux se desguisèrent

Par l’ensemble Clément Janequin

« Adieu, adieu ! my native shore »

L’inexorable

Automne,

Chasuble

Mauve

Comme

Cernes

De poitrinaire,

Entonne,

De sa voix

De rogomme,

D’un été

Aux joues

Hâves

Qui expire,

L’ode

Funèbre.

Fermer la parenthèse

Les tourterelles

Se sont tues.

Les corbeaux

Et la brume

Sont les clous

Du cercueil

De l’été.