ce que vos yeux vairons

Catégorie: apprivoiser

Levures à l’oeuvre

Intransportable
Il faut le boire au pis du
Flacon, vin bourru

Sens. Touche

Que lire, désormais
Fumerolles des charbonniers
Trace du loup en lynx

Cuir bourgogne des
Feuilles, vélin de l’automne, script,
Tanins et nervures

Oiseau

Plumes en palmes du Simorgh sur mon visage,
Les palmes du ventilateur tournent, la nuit, la trame, le rêve est sa chaîne

Les couleurs

Bio-hazard, le laboratoire-bunker,
Pression positive, la vie inoffensive
Est rejetée à l’extérieur

Je regarde le documentaire.

Entre les perles du noyau des olives,
Mince portière qui bat sous la brise,
Deux mouches, l’une bleue, l’autre verte,
Font leur chemin jusqu’à moi, bourdonnent
Plus fort que la voix-off du téléviseur,
Se moquent de la barrière ajourée
Accrochée à la porte, labyrinthe léger,
Choisir, laisser encore entrer ici l’été

Langue des signes

Je tends une main en
Forme de nid. Que voit l’oiseau,
Quatre serres, un ergot

Rien est quelqu’un

J’attends rien, c’est bien
Plus qu’attendre, intransitif,
Rien a un visage

+/+

Penduler entre
Antipodes trait-d’unionnés,
D’étang, à forêt

Kit-Kate au labo

Sa voix, Kate Bush, à la centrifugeuse.
J’isole, de la crème, le lait aigre que j’aime

La rencontre, le chemin

Je suis à la surface, celle des choses, il faut être lourd de quoi, de quelles expériences, de quelle histoire, de quelles années, pour se laisser couler vers un intime humain, toucher plus loin, que la chair d’une phrase, toucher du doigt, un autre doigt, résister, ne l’inclure, comme un insecte, à la goutte d’ambre qui se fige là.

MilKA

Hier, rien.
Aujourd’hui, deux marcheurs.
Je suis une vache qui paît sur sa terrasse.
Le petit train passe.