ce que vos yeux vairons

Catégorie: arpenteur

Novembre en printemps

Transportez-nous sur des tapis volants,
Pour des Toussaints de cimetières mexicains,
Des couronnes de fleurs vraies,
Celles des pompons de laine aux couleurs fraîches,
Bouquets de papier crépon, s’il se pleurait de trop,
Ce serait mouchoirs, sous nos yeux, des pétales
Rouges, et cyan, les coquelicots salés, et les bleuets,
On les aurait emportés,
L’alcool au citron vert,
Les bougies, une mèche en flammèche sur le crâne,
Sur les maisons des morts
Le soleil, en équateur

Ossies to Wessies

La longue saignée qui crève le grès, la craie,
Incise le paquet de nerfs de la grand’ville,
J’ai préparé un viatique d’angélus,
Qui tinte son sept heures, roule son bronze pur
Au travers d’un banc d’oiseaux. Demain, j’aurai faim
Et la ville est un désert, de tout, et de rien

Voyage en train

Du paysage, l’un
S’éloigne, l’autre se rapproche
Oiseau bicéphale

Dialogue

Le vent lissant la
Liffey soudain se cabre
Haubans d’une harpe

No trespassing

Un front large, comme un
Estran, quelques rides, sur
Le sable. Il pense

Vu du ponton

Jpeg

Voie lactée

Perce-nuages, un
Sapin, sa pointe, sa sève, qui
Ensemencent le ciel

Vers l’Altaï

Matin, buée de
Cigarette, l’étang fume, sa
Politesse, tournent

Dans ma tête pâte
De verre, ronds de fumée, lire,
L’ailleurs, et ses steppes

F-ODBU

Beau Brel, tes lacets en chanson entre les îles

Les deux promeneurs

Jpeg