ce que vos yeux vairons

Catégorie: arpenteur

Vu du ponton

Jpeg

Voie lactée

Perce-nuages, un
Sapin, sa pointe, sa sève, qui
Ensemencent le ciel

Vers l’Altaï

Matin, buée de
Cigarette, l’étang fume, sa
Politesse, tournent

Dans ma tête pâte
De verre, ronds de fumée, lire,
L’ailleurs, et ses steppes

F-ODBU

Beau Brel, tes lacets en chanson entre les îles

Les deux promeneurs

Jpeg

La foi du charbonnier, de la charbonnière

L’étang, petite mer aux champs, cuvette d’un géant, de l’eau aux amarres, qui a renoncé à sa liberté ? pour que je puisse m’y promener. Je m’interroge. Et si. Et si.

S’ajuster

Qu’est-ce que l’étang, petite mer, qui resserre ses rives, élégant, pour que je puisse en faire le tour.

Autour de l’étang, segment 30

Un bruit de drap mouillé qui claque dans le vent, une odeur de bitume, il n’y a personne.
Un cygne lent qui bat des ailes contre le soleil, une cabane au radoub, le bois passé au goudron.

Autour de l’étang, segment 29

Droit comme un i noir, le cerisier, Pierrot enfariné.

L.E.M., module 5

Doucement, je deviens Indien.
Le chemin est une paume, dont je déchiffre le mandarin, plus aisément, maintenant.
Du crottin.
L’esquisse, lointaine, d’un cavalier.
Et la bouse finira par fondre, galette sèche et dure, un pain de guerre verdâtre, dont tout un petit monde fera sa manne, de l’oiseau au lombric.
Sur la digue, un laque écarlate, une écrevisse fracassée, tombée du bec d’un oiseau, peut-être.
Et puis là, les poteaux des champs, épais comme des traverses de chemin de fer, rétifiés, avec le temps, le bois, gris de lichen, est un granit écorcé, qui ne garde rien d’autre qu’une herbe haute et grasse, il n’y a plus de bêtes dans le pré.
Les barbelés rouillés, les oiseaux s’en moquent, et leur chant chasse l’écho du meuglement des vaches.