ce que vos yeux vairons

Catégorie: arbre

L’arbre de Mai

Vent, dans ses rubans
Qui se défont, mais, vert, or,
Bolduc en bourgeon

Arbre zarbi

D’autres stimuli
Te traversent, branches fraîches,
Celles qui tombent, et sèchent

Platanes, bord de la route

La banquette arrière
Tu les assujettissais

Ils tombent comme des quilles

Et dans ton dos se
Redressent. La voiture passe. Cesse,
Le jeu de massacre

Nun

L’arbre dit. Traduire le
Contre-jour de son kanji
Vite, déjà, le vent

Jpeg

Le vent passe

L’arbre n’est plus que
Tronc. Point le bourgeon d’une
Branche, en ex-voto

Sic itur ad astra

L’arbre perd pied, que
Reste-t-il de ses racines
Recueillir, ses cernes

Locus amoenus

Ils sont l’Arbre, avec
Ses versants, l’ombre aux racines,
L’adret aux vivants

Droit comme un if

Sous le lierre, le tronc
Qui pousse, bois. Enfançon aux
Bandelettes vertes

Porte vers la forêt

Jpeg

En Forêt

La grande lame,
(Plume bifide de stylo, celui d’un burelain géant, rostre, une loco fend
Les hautes plaines du XIXème, Far West,
Et la couche de bitume du sentier,
De plus en plus fine,
L’acier la racle, d’hiver en hiver,
Raboteurs de parquet, Caillebotte,
Hauts murs de plâtre chassés sur les côtés, limes de glace, corridor du manoir éventré par le froid de Varykino
Passage à pied sec de la Mer Blanche, décembre, jusqu’aux racines du thalweg, pousser doucement les troncs, et les arbres tournent sur leurs gonds, entrer
Terre ! Terre ! La neige ! Et le torrent fume, son évent de baleine blanche !)
Drapeaux rouges flottants, comme des bannières, Mittelalter,
Monte, vieux dragon ferraillant, chasse-neige, jusqu’à la maison.