ce que vos yeux vairons

Catégorie: Alptraum

Dérobade

À l’horizontal
De la glace, un arbre pousse
Et se ramifie

À toute vitesse
Translucides varices qui
Craquent. Tu tombes. Réveil

Rouge, Struwwelpeter, noir

Jpeg

Conditionnée sous atmosphère modifiée

Dans une barquette,
Amazonie. Abattue
Par quelque tempête

Enchevêtrement
De feuilles de mâche, soulever
Un bouquet, trembler

De trouver une plume,
Oiseau de paradis, os
D’homme, dans les brûlis

Sébastien, Sébastienne

La neige, traversée
De perce-neige. Tribut d’une
Martyre à l’hiver

Pie

Il écume, noir, dans
La brume, qu’avale le rêve
Frison silencieux

Rallonge 4

Hänsel und Gretel

Derrière eux, le pain
Perdu, que picorent des
Oiseaux de malheur

Sommeil paradoxal

Le ciel jette un oeil,
Vasistas, blau, und grau, blonde
On blonde, lacht Murnau

Jpeg

1 bis, rue Rhinocéros

Jpeg

« Alice’s restaurant »

Enfant, je faisais ce rêve éveillé.
Le monde était vide, il n’y avait rien de vivant, je ne dis pas « plus rien », point d’apocalypse, point de morts, les parents n’étaient pas morts, juste absents, la jouissance absolue, je passais de boulangerie en boulangerie, de bocaux de bonbons en bocaux de bonbons, tout était pour moi.
Rien n’était à moi, dans ce rêve transparent, et puis quoi.
Les bonbons se paient au poids de la solitude, je le sais, maintenant.
Et je me goberge encore, être seul, ce sucre, jusqu’à l’hyperglycémie, et son ivresse.
Le jeûne, je vous écris.

Ancre, encre, le sang

Suffira t-il de fermer les yeux, et de laisser faire les paupières, je ferme les yeux, et je gomme tout ce noir du paysage, les paupières, je compte sur vous, comme il longtemps, je comptais sur les effets du stylo effaceur à encre, qui jaunissait de son acide, les mots gros de fautes de mes copies.
Je cligne frénétiquement, mais sur la page blonde de la plage, rien n’y fait, rien ne fond, le billot, noir, couché comme un i foudroyé.
Il est noir, l’orage est passé sur lui.