ce que vos yeux vairons

Catégorie: Alma, la mer

Kitège

La ville, sous les flots
Roi mérou et reine murène,
En leur palazzo

Brume de cent ans sur
Le loch, rôde l’amour, le
Jour, sur Brigadoon

Proportions, eau en sable

Sur une bouée à
Balancier, corne de brume,
Je me suis posée

Sitôt que la mer
Ne fait plus de vagues, sous mes
Pieds s’élève un cairn

Myosotis d’hiver

Marée montante
Des fleurs sur les pierres, laisse
De mer, chrysanthèmes

Durch

Pontonnier de l’envers, je démonte les piles,
J’empile les traverses sur la berge, le torrent retrouve
Ses marques, cavale débarrassée de sa selle,
Le monde est passé, les eaux se referment, et les herbes
Effacent, sous-marines, de leurs racines vertes,
Le caisson de pierres immergées des antiques fondations

Constellation des Gémeaux

Jpeg

Centonisation

Dieu n’a pas d’église, ou plutôt.
Mille et cent, autant que le nombre de ses enfants,
À côté de la tombe d’Elise, l’étrange syncrétisme,
Les morts se métissent,
Une borne de grès, couchée, car le chemin s’est arrêté là, et une croix de bronze, couchée sur la borne de grès,
Et les noms, alignés, à gauche de la croix.
Entre les lettres, un chapelet de petites pierres blanches.
Quelqu’un est venu là, souvent.
Un autre rivage.
La même mer, en partage.

Regarde, je vole, gabianne !