ce que vos yeux vairons

Catégorie: air doux

Myosotis d’hiver

Marée montante
Des fleurs sur les pierres, laisse
De mer, chrysanthèmes

Voix, intérieur

Chacun, la main en
Patelle sur l’oreille
Chante. Polyphonie

Mon coeur

Elude-t-il le « mon », qui précède le coeur, dans l’expression, l’homme qui s’adresse à sa femme
Je ne crois pas, il ne parle pas de façon insensée, de même manière qu’il ne tronque, ni n’abrège
Je crois que cette femme est Coeur
Noyau
Centre
Les yeux, la voix épellent, à son idole, une infra-monodie, que nul autre, hormis elle, n’entend
« Coeur »

Antidotaire

Quand j’entre dans ton
Ombre, ô Déréliction,
Lire une ligne amie

Candélabre

Laque cinabre, l’aube
Sur l’étang, cire rouge
Des roseaux en cierges

Fields of barley

Ti, da, ti, da, da
Cinq notes en gouttelettes
Qui cascatellent

Les Perséides

Cobalt, et grains de
Riz, le bol. Ciel de nuit blanche,
Cyan, cierges magiques

La voix, Hachikô

Je l’ai attendue,
Bête. Un chien, qui guette son
Humain, disparu

Face B

Dans la pile, choisis
Une belle ammonite, ton doigt
Sur les stries. Ecoute

Rue Chèvremont

Andains de la pierre
Jaune de Jaumont, sonne la Mutte,
Baille le Dragon