ce que vos yeux vairons

Catégorie: 1944

Syllogique, et sans ailes

Dehors, les hommes volent.
À la radio, un moineau
Donne la météo

Si je dis « dehors »,
C’est que je suis dedans, donc
Devenue oiseau ?

Sur l’eau

Hommes en bouchon, qui
Écrêtent les vagues, algues
Laminaires, bruns, noirs

Mer de la tranquillité

Barrière de corail
Rouge, posidonie kaki,
Hommes, chair à poisson

Mattanza

La mer reste au loin
Ne veut pas être mêlée
À cette écume rose

La plage

Ils flottent, Benjamin
Dans Le Lauréat
, mer, rouge,
Orgue de Barbarie

Juni

Figue de Barbarie
Epines éteintes, les yeux de
Hans et d’un rosier

Entre deux eaux

Une urine marine
A-t-il mangé une sirène,
Un poisson de lune

La mystérieuse île des femmes de ménage

Sur la plage, La tête
Dans le carton à chapeau

Pliz, et l’épousette

Fou très aux abois

Le Fou a perdu l’oreille du Roi

Le Roi aboie

Je suis là