Neuf mois

par marronbleu

Au soir
D’avant Noël
Il aura un mois,
L’enfant né
À la Sainte Flora.
Il vient
Revient de loin
Des plaines immaculées
De neige.
D’un nocturne,
D’une nuit de février.
Quand cessa l’étreinte
Le réveil n’a pas encore sonné.
Ce qu’il y a dans l’agenda
De celuicelle qui ne se savent
Pas encore parents.
Des rendez-vous
9h00, médecin
Porter les bottes chez le cordonnier
Rien n’a été honoré,
Les plaines de l’Est se réveillent
Et le long hiver,
Coupé de printemps
Et d’autres saisons encore,
Va durer.
Une maie de bois flotte
Charriée par les événements,
Au-dedans tiède
Une noix de pâte
Et son ferment.
Une mère aux abois flotte
Les soubresauts de l’histoire,
Ceux de l’enfant
Qui arrondissent
Son ventre
De la pointe de ses pieds.
L’automne à goût d’hiver est là
Dans l’agenda aux pages restées blanches
Depuis le 24 février,
Celuicelle
Ont tracé
À deux mains
La silhouette
Et le petit bonnet
Tricoté
Le sommeil
Au berceau,
Primitif flamand,
D’un ange